Rue Renée de France - 45200 Montargis
Sommaire
Introduction
Va de la Rue du Port entre la Poste et le rond-point Renée de France.
Renée de France, duchesse de Ferrare (1510-1575), est la fille cadette du roi Louis XII et d’Anne de Bretagne. Ces souverains, qui avaient établi leur cour à Blois, moururent à quelques mois d’intervalle (1515 et 1514) laissant Claude (15 ans) et Renée (4 ans) orphelines.
La loi salique les écartant du trône, leur cousin François de Valois succéda à Louis XII sous le nom de François 1. Celui-ci épousa Claude qui résida surtout à Blois et Renée vécut auprès d’elle jusqu’à son mariage (1528) avec le duc de Ferrare (Italie). A cette occasion, elle avait reçu en apanage les domaines de Montargis, Chartres et Gisors.
Devenue veuve, elle quitta Ferrare et vint vivre au château de Montargis où elle résida de 1560 à 1575.
Renée avait adhéré à la religion réformée (calvinisme). Cette époque est aussi celle des guerres de religion. Au château de Montargis, Renée reçoit et protège de nombreux protestants, mais son attitude, exceptionnellement tolérante, sera aussi une chance pour notre ville qui, en dépit d’escarmouches et de tensions, restera cependant à l’abri des pires déchaînements de violence.
Source : Les noms de rues de Montargis – Jean Jourdan
Le théâtre
Construction du théâtre en 1830
On peut observer des modifications au niveau de la façade du bâtiment à partir de 1916 environ. L’une des carte indique le nom de Louis Philippon, architecte.
1962-1965 : Démolition du théâtre qui est remplacé par la poste.
« Le théâtre de Montargis est un très joli monument de sous-préfecture. Il a vue sur le champ de foire, et des statues mythologiques ornent sa façade. Il est en ce moment desservi par la troupe d’Angers. On y joue l’opéra, le drame et le vaudeville, avec un succès colossal. Il y a chaque jour deux répétitions, et une représentation chaque soir, Les artistes occupent leurs loisirs à pêcher à la ligne. Quelques Orléanais, désireux de voir « les Filles de Marbre », se sont transportés à Montargis où la foire déploie, en outre, toutes ses séductions. On y retrouve tous les hôtes nomades du Petit-Mail d’Orléans, le physicien Mouvette, les figures de cire, les chevaux de bois, les saltimbanques pailletés et les marchands de pain d’épices. »
Ch. Brainne, 1880
Vers 1905 – Photo : Mallet

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