Place Mirabeau- 45200 Montargis
Sommaire
Introduction
Cette place n’existe que depuis 1855 environ. De grands travaux d’urbanisme furent faits à cette époque. Ils étaient motivés par l’arrivée du chemin de fer à Montargis à 1800 mètres du centre et par une ville en expansion.
En même temps que la place Mirabeau, la rue de Vaublanc était percée, le nouveau pont Saint-Nicolas remplaçait l’ancien qui débouchait en aval rue du Pâtis.
Auparavant, il y avait là un pâté de maisons assez basses, délimité par quatre rues : la première était notre rue de Loing, la deuxième devant le chevet de l’église, n’avait pas de nom officiel : on l’appelait « la ruelle du cloître » ou « la ruelle qui mène au cloître ». Il s’agissait des logements et du cloître des chanoines. Au rez-de-chaussée de ces bâtiments, il y avait des boutiques. La troisième, aujourd’hui rue Triqueti / rue du Grenier à Sel, était la rue des Pourceaux.
Cette rue s’appela rue du Grenier à Sel à partir de 1601, mais les appellations sont tenaces car sur le plan de la ville de Gaussoin (1765) on la désigne toujours comme la rue des Pourceaux.
La quatrième était la rue des Vieilles Etuves, aujourd’hui elle va du Café des Glaces à la Banque de l’Orléanais. L’usage des bains ou étuves était très répandu au Moyen Âge. Ils se raréfièrent vers la fin du 16ème siècle.
A sa création, la place s’appela « Place Du Cerceau » du nom de l’architecte de Renée de France qui construisit, dit-on, l’église de Montargis.
Sur le terre-plein central, on érigea un bronze de Pierre Granet (1843-1910) – sculpteur entre autres oeuvres d’un des pylônes du Pont Alexandre III à Paris. Ce bronze était la statue de Mirabeau, homme politique de la Révolution, trop connu pour que nous en parlions plus longuement. Elle fut inaugurée le 5 août 1888 en présence du président de la République Sadi Carnot, du président du Sénat, Le Royer, Deluns-Montand, ministre, qui prononcèrent chacun un discours. Un artiste de la Comédie-Française récita une ode à sa gloire.
L’année suivante, le 23 juin 1889, la municipalité fait déposer au pied de la statue une couronne de chêne de deux mètres de diamètre ornée de rubans tricolores. A la séance du 12 novembre 1893, le Conseil municipal décida que la place Du Cerceau prendrait le nom de « place Mirabeau » : Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau (1741-1791), homme politique, né au Bignon (aujourd’hui Bignon-Mirabeau), mort à Paris.
Et depuis notre place est toujours ainsi nommée malgré l’absence de notre tribun.
La Banque de France remplaça un café en 1904 1914; les enseignes changent de nom: le Bazar du Loiret, les maisons Faucard, Lador, Caiffa, Damoy sont du passé, la maison Cherbuy qui avait remplacé la boucherie du Centre a elle-même disparu…..
Par la magie de l’architecte Coffre, des sculpteurs Boucher et Gibault, la maison Mazet en 1925 revêt l’aspect d’une demeure du 15ème siècle. Mais le touriste d’aujourd’hui, pressé et guettant les feux, voit-il ces changements ?
Source : Les noms de rues de Montargis – Jean Jourdain
Statue Mirabeau
Statue exécutée par Pierre Granet (fonte de Thiébaut Frères) pour le concours du Monument à l’Assemblée Constituante à Versailles organisé en 1881.
Elle est attribuée en 1887 à la ville de Montargis et inaugurée le 5 août 1888.
Elle est envoyée à la fonte pendant l’Occupation, en 1942.
Une nouvelle statue de Mirabeau exécutée par Raphaël Diligent entre 1920 et 1925 est exposée près de la médiathèque de Montargis.
Vue sur l'église Sainte Madeleine
Maison Mazet
La maison Mazet est fondée en 1903. Léon Mazet et sa femme Jeanne Vieillard, fille de chocolatier, s’installent à Montargis en rachetant la confiserie de monsieur Huet ainsi que la recette de la prasline détenue par sa boutique située dans la rue du Loing (actuelle rue du général-Leclerc).
En 1925, par la magie de l’architecte Coffre, des sculpteurs Boucher et Gibault, la maison Mazet revêt l’aspect d’une demeure du 15ème siècle.
1939-1945
(Une page spécifique à la période 1939-1945 est en cours d’élaboration.)
Le dimanche 19 juin 1940, les premiers éléments blindés entrent dans la ville de Montargis. Il y a quelques accrochages meurtriers entre les soldats allemands et des troupes françaises en retraite.
Lors de ces combats d ‘arrière-garde, des civils perdront eux aussi la vie.
Durant l’occupation, les autorités allemandes organiseront de nombreux défilés pour montrer la puissance omniprésente de la Werhmacht.
Un détachement allemand parade place Mirabeau, vers 1942.
Montargis est libérée le 23 août 1944 par la 35th DIUS. Cette division d‘infanterie a débarqué à Omaha Beach entre le 5 et 7 juillet 1944. Engagée dans les opérations sanglantes de la bataille des Haies, elle participe aux combats en vue de la libération de Saint-Lô. En Août, elle combat dans le secteur Mortain –Avranches. Après l’effondrement du front allemand en Normandie, elle traverse la France en passant par Orléans et Sens.
Libération de Montargis le 23 août 1944. Images tirées du film d’Henri Lecerf.

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