Place du 18 juin 1940 (place du Pâtis) - 45200 Montargis
Place Aristide Briand, Place du Pâtis, Place du 18 juin 1940
Sommaire
Introduction
La place Aristide Briand doit exercer un certain charme sur le visiteur étranger à la ville: son vaste parking ombragé, un kiosque à musique évoquant la Belle Epoque, un beau jardin bien soigné.
Pour les touristes, c’est la place Aristide Briand (1862-1932).
Sans nier la valeur politique de cet homme qui fit tant d’efforts pour la paix, pour les montargois, elle est restée place du Pâtis ou plutôt le Pâtis.
Car ce nom se rattache à notre propre passé: réjouissances ou passé culturel, manifestation, foires, revues et dominant le tout « la Madeleine »… évocation pour tous les âges, pour les jeunes: du petit manège au gros engin du fond de la place; plus loin dans le temps, le théâtre Chabot, le petit cirque Lamy, les jardins illuminés du « Beau Dimanche », les feux d’artifice, les réunions autour de la piste en cendrée. Même le Pâtis de guerre avec le camp américain et ses petites tentes bien rangées….. c’était en 1917. De nos jours, une grande partie des manifestations culturelles et spectacles en tous
genres est assurée par la Salle des Fêtes. Elle a pris la relève de notre petit théâtre qui fit les délices d’une époque, (construit en 1830, restauré en 1912, il disparut en 1962 pour laisser la place à la Poste actuelle). En conclusion, la place du Pâtis représente une partie de l’évolution de notre cité dans la marche du temps. A l’origine, le Pâtis n’était qu’un marécage, inondé selon les saisons par le
Loing qui le borde au sud et à l’ouest.
Celui-ci suivait le cours actuel du Canal mais ses bords avaient un très lointain rapport avec la ligne bien nette du canal.
Au nord, il était délimité par un autre bras du Loing et I’lle de Tourteville (derrière le
Tivoli). Au-delà, c’était toujours le marécage. Au XIIIe siècle, on surnommait cet endroit « le Pestil ».
A cette époque, la ville était ceinte de murailles, on accédait au pâturage communal par une porte dite « la Porte du Pâtis » ou la « Porte du Pestil ».
En 1427, nous arrivons à l’épisode de la défaite des Anglais assiégeant la cité. Une partie de l’armée cantonnait devant cette porte. Ils y périrent noyés le 5 septembre 1427, les défenseurs montargois d’après une tradition peut-être légendaire ayant fait ouvrir les vannes des étangs de la Puisaye
Ensuite ce fut l’incendie du 15 juillet 1525 qui détruisit presque entièrement la ville. Une grande partie de la population y séjourna dans des huttes pendant que l’on reconstruisait leurs demeures. Cependant une partie du Pâtis appartenait au seigneur de Chålette dont la Justice était dressée à l’extrémité nord de la rue Anatole France actuelle. On la signalait encore
en 1756. Au début du XVII siècle (1635), la construction du Canal rectifia le sud et l’ouest du terrain et rehaussa le niveau du sol. Il devint alors une pâture.
Le champ de foire se tenait alors au sud des remparts (entre le Loing et la rue Jean Jaurès actuelle). C’était déjà la foire de la Madeleine.
Dans les années 1640, le Canal de Briare se creusait faisant la scission entre la ville et la prairie. Le boulevard des Belles Manières voyait le jour et le Champ de Foire diminuait toujours de superficie et cela jusqu’à la construction en 1645 en ce lieu du couvent des
Ursulines qui devint à la révolution l’ancien hôpital Il fallut donc penser à transférer le champ de foire en un nouvel emplacement.
Où pouvait-on le mettre? Naturellement on songea à ce vaste pré du Pâtis, aux portes de la Ville. Depuis 1750, il était traversé de la Porte du Pâtis au Gué du Loing (Tivoli actuel) par une voie qui menait vers la route de Paris. Et depuis lors, malgré les vicissitudes de l’Histoire, la Foire augmenta en volume et en renommée avec son apogée vers 1840. A cette époque, on pouvait dénombrer dans leur parc jusqu’à 100.000 moutons. Malheureusement la guerre de 1914-1918 mit fin à ce genre de commerce; la foire commerciale actuelle a pris la relève et nous lui souhaitons longue vie.
Depuis 1924, la place s’est garnie d’une ceinture de pavillons. La piste cycliste inaugurée en 1874 n’est plus qu’un souvenir, mais le Pâtis garde toujours une grande activité avec la Salle des Fêtes. La Poste, l’Office de Tourisme et le pont de Québec construit à
l’extrémité de la rue Renée de France (ex rue du Port) lui redonnent une nouvelle vitalité. Le complexe Alticiné a ouvert en 2008, la médiathèque et la salle rénovée du Tivoli accueillent le public depuis le 22 septembre 2009.
Source : Les noms de rues de Montargis – Jean Jourdan
Vues
1968 – Images extraites du film réalisé par Henri Lecerf.
1968 – Images extraites du film réalisé par Henri Lecerf.
1969 – Images extraites du film réalisé par Henri Lecerf.
1977 – Images extraites du film réalisé par Henri Lecerf.
1979 – Images extraites du film réalisé par Henri Lecerf.

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