Avenue Louis-Maurice Chautemps - 45200 Montargis
Sommaire
Introduction
Cette avenue part du Rond-Point Saint-Dominique, passe devant le Stade, le Lycée et se termine au carrefour de l’Etoile.
Louis Maurice Chautemps, de la famille du ministre, est né à Paris le 20 septembre 1882. Sous-préfet de Montargis en 1914, il fut mobilisé au début des hostilités et tué à l’ennemi le 22 août 1914 à Cutry (Meurthe-et-Moselle).
A la réunion de la Société d’Émulation du mois de juin 1976, Monsieur Perruchot a publié le communiqué suivant qui constitue un hommage à Monsieur Louis Maurice Chautemps :
« Monsieur Maurice Chautemps, Sous-préfet de Montargis, avait été comme tous les réservistes, mobilisé dès le 2 août 1914.
Il avait été affecté au 31 R.1., 1 Compagnie.
Les marches de concentration avaient amené son régiment en Lorraine dans la région de Verdun-Briey-Longwy.
Le 9 août 1914, il adressait à monsieur Thierry Falour, conseiller d’arrondissement et Maire de Montargis, chargé en l’absence du titulaire, de la Sous-Préfecture de Montargis, la lettre suivante, écrite sur une pauvre feuille de papier, tirée de son bloc d’ordres :
Sergent Chautemps 31ème RI – 1ère Cie
F.M. 9 AOÛT 1914″
« Mon cher Maire et Ami,
Je n’oublie pas mes administrés, ni mon « remplaçant » et je vous envoie mon meilleur souvenir avant d’entrer dans notre Alsace-Lorraine. Bien affectueusement à vous, (signé) M. Chautemps. »
« Moins de quinze jours après, il tombait au champ d’honneur à la tête de sa section.
Au temps de son service actif, il avait suivi l’instruction du peloton des élèves officiers de réserve et avait obtenu son brevet de Chef de section d’Infanterie.
Il avait eu alors parmi ses officiers instructeurs, le Lieutenant d’activité LE BRECO, qu’il devait retrouver en 1914, député de l’arrondissement de Montargis. »
(Bulletin de la Société d’Émulation de Montargis, nº 35, juin 1976, p. 14)
Source : Les noms de rues de Montargis – Jean Jourdan
Piscine Girardy (piscine de la forêt)
Construction vers les années 1950, rénovation importante en 2010 (et destruction des plongeoirs).
Vélodrome de Montargis
1910
Seuls les très anciens montargois se souviennent du premier vélodrome, tracé sur le Pâtis, à l’emplacement de la salle des fêtes et du jeu de boules.
La municipalité de l’époque, aménage cette installation, y fait construire des tribunes et dessine une piste de 333m aux virages légèrement relevés de 1m à 1,20m.
1919
Un jeune instituteur de Montargis, Maurice BERAUD, propose à la ville de faire construire un grand ensemble sportif mais il faut trouver un endroit pour y installer tous les types de sports et… un vélodrome.
Le choix se portera sur la pointe formée par la route de PAUCOURT et la route des Sept Frères.
Le 19 avril 1920, Maurice BERAUD devenu directeur sportif de l’U.S.M MONTARGIS, décide les dirigeants du club municipal à présenter au conseil municipal, une demande de construction d’un grand ensemble sportif, sur une superficie de 10ha.
Le nouveau Maire, Paul BAUDIN, accepte et demande à l’architecte de la ville Louis PHILLIPON de concevoir le projet.
1923
Monsieur PHILLIPON proposera le plan du vélodrome de la Forêt, copie conforme en béton du Vel d’Hiv de PARIS (piste de 250m avec 2 virages relevés à 45° sous lesquels se trouveront les vestiaires).
2 Août 1924
Inauguration du nouveau stade et du Vélodrome de la Forêt devant 3000 personnes.
1924-1939
Succès probants du Vélodrome.
1945
A la libération, les manifestations reprennent avec la participation de coureurs prestigieux (BARTALI, BOBET, et bien d’autres) et d’équipes de régionaux de grande valeur dont Marcel GROSDIDIER.
A la fin des années 50, le public désaffectionne peu à peu la « piste » et le vélodrome glisse vers l’abandon.
1965
Le Docteur SZIGETI, Maire de MONTARGIS, s’inquiète de la dégradation du Vélodrome et demande à l’architecte de la ville et de l’époque, Monsieur LESAGE de faire expertiser l’ouvrage par une entreprise spécialisée.
Si la conclusion d’alors est navrante (il faut démolir), son coût très élevé freinera les travaux.
Les cyclistes locaux s’impliqueront fortement pour sa sauvegarde, aidés bientôt du Député et du sous Préfet, pour éviter la démolition.
1969
Après quelques travaux, les Championnats de l’Orléanais de la Piste s’organisent à MONTARGIS.
1971
Le nouveau Maire décide de la fermeture du vélodrome (Drame de St Laurent du Pont). Mais une équipe de passionnés continue de se battre pour la rénovation du Vélodrome. Le Maire obtient des subventions du Conseil Général et de la DDJS, d’alors.
1977
Le Maire Max NUBLAT, fait faire les travaux de réparation et de rénovation.
15 avril 1978
Réouverture du vélodrome pour une rencontre FRANCE – ALLEMAGNE devant 2 000 spectateurs
Les années 80
Seront animées 6 à 8 rencontres par an, qui remporteront de francs succès.
A citer, entre autres, les fabuleuses réunions d’après Tour de France auxquelles participèrent les plus grands noms de la route (ZOETEMELK, HINAULT, FIGNON,…) et de la piste (TRENTIN, MORELON,…)
Les années 90
Nouvel assoupissement de l’activité « Piste » et abandon de l’entretien du Vélodrome
27 mars 2003
Le Maire de MONTARGIS, Président de la récente communauté d’agglomération propose et obtient le transfert d’équipement vers l’AME.
La commune reste propriétaire du vélodrome mais le met gratuitement et par convention, à disposition de l’AME pour l’exercice de sa compétence « Construction, aménagement, entretien et gestion d’équipements culturels et sportifs reconnus d’intérêt communautaire »
Depuis
Dès le transfert du vélodrome de la Commune de Montargis à l’AME, une étude a été réalisée afin de dresser un bilan sur l’état de l’équipement et répondre ainsi à la question : Faut-il Démolir ou Rénover ? L’étude conclura pour une rénovation
A cette période, (en 2004) la France était candidate pour l’organisation des Jeux olympiques de 2012. Avec le constat que notre pays disposait d’un nombre très restreint de Vélodromes couverts, les élus de l’Agglomération se sont ainsi interrogés : Pourquoi ne pas saisir l’opportunité d’un effort national d’équipement en vélodromes et rénover et couvrir celui de Montargis ?
La piste étant soumise aux aléas de la météo, une seconde étude est réalisée sur l’opportunité et la faisabilité de couvrir le vélodrome.
Fort de cette étude qui liste toutes les utilisations possibles d’un tel équipement couvert et surtout fort du chiffrage de l’opération, avec le soutien de la Fédération française de Cyclisme et celui du CNOSF, un dossier est déposé directement au Ministère à PARIS.
Le Ministre d’alors, Jean François LAMOUR étant un ami personnel de notre Président, Député Maire de MONTARGIS, soutient le projet et permet d’obtenir une subvention FNDS de plusieurs millions d’€.
Le montage financier prévoyait un partage de l’enveloppe globale, avec le Conseil Général, le Conseil Régional, l’Etat et enfin l’Agglomération Montargoise Et rive du loing.
Hélas, PARIS n’est pas choisi et après un bref moment de tergiversations politico économiques, tous les partenaires institutionnels habituels ne suivent pas et le projet de couverture est différé.
On saura plus tard, qu’en plus du CREPS, la ville de BOURGES, se verrait doté d’un vélodrome couvert.
Encore plus tard, on apprendra que le siège de la Fédération Française de la Piste serait transféré en 2013 dans le vélodrome national de 73M d’€
Avec des ambitions et des moyens financiers revus à la baisse, l’Agglo poursuit cependant la prise en charge financière des rénovations les plus urgentes telles que :
- la réfection du parapet en bois, très fragilisé par le temps, pour un parapet en béton banché avec doubles lisses galvanisées,
- la rénovation des coursives et de la Piste par traitement de l’étanchéité des bétons et revêtement résine de toutes les surfaces,
- La mise aux normes des éclairages
Simultanément des manifestations sportives « Piste » telles que : le MILLION (début juillet) le Grand Prix de la Piste (avec motos), le Trophée des Champions (fin Août)…. et des manifestations culturelles comme le Festival de musique MUSIK’AIR (fin juin), … pérennisent la vie de l’ERP.
Source : Agglomération Montargoise Et rives du loing
Ecole Génébrier
Construction vers 1923, achitecte Philippon.

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