Rue Triqueti - 45200 Montargis
Part de la place Mirabeau pour aboutir à la Cour Jean Dupont.
Au XIIIeme siècle jusqu’en 1893, elle s’appela « la rue du Four des Barres ». Son nom vient peut-être de Girard des Barres, qui est cité dans la charte de Courtenay.
Ce four fonctionna pendant plusieurs siècles, il appartint par la suite aux moines de Fontaine-Jean et à l’Hôtel-Dieu et était loué à des particuliers.
Le 12 novembre 1893, le Conseil municipal décida d’appeler cette rue « rue Triqueti », en hommage aux services rendus à la ville par cet artiste qui était châtelain de Conflans.
Ci-après un résumé d’une étude sur ce sculpteur parue dans le Bulletin de la Société d’Emulation, nº 14, p. 15:
Henri de TRIQUETI était le fils du baron Michel de Triqueti qui acheta « le Perthuis » à Conflans en 1787. Ce baron Michel était consul de Sardaigne à Amsterdam. Il s’était occupé d’affaires industrielles et avait établi deux filatures de coton, l’une au Gros Moulin à Amilly (ancien moulin Chapalu), l’autre à Montargis sur la place des Récollets.
Né en 1803 à Conflans, Henri de Triqueti embrassa la carrière des Arts. Thiers, alors ministre de l’intérieur, lui confia l’exécution des portes de bronze de l’église de la Madeleine à Paris. En 1864, la reine d’Angleterre le chargea de la décoration de la chapelle Wolsey, au château de Windsor que Victoria voulait consacrer à la mémoire de son mari, le prince Albert.
C’est pendant les dix années que dura ce travail qu’il fit la connaissance du Prince royal de Prusse, gendre de la reine d’Angleterre.
Différentes œuvres de cet artiste se trouvent à l’église Sainte-Madeleine de Montargis et au Musée.
Il mourut à Paris le 11 mai 1874.
Malgré une mauvaise santé, accompagné de deux Montargois, dont le docteur Huette, par une route peu sûre du fait de la guerre, il partit en décembre 1870 pour Versailles. Il se rendait auprès du prince royal Frédéric Guillaume de Prusse pour plaider la cause de trois de nos concitoyens emmenés en otages par les troupes allemandes.
Son intervention fit libérer messieurs Léorier de L’Isle et de Vaublanc. Quant au maire, monsieur Alexandre Garnier, emmené en Silésie, il fut libéré le 1er avril 1871. Triqueti obtint également l’exemption pour notre ville de la lourde amende dont elle avait été frappée.
Source : Les noms de rues de Montargis – Jean Jourdan

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